Pensée comme un espace d’apprentissage, d’expérimentation et de mise en réseau, cette semaine a permis aux participants de travailler collectivement sur des problématiques concrètes liées au développement touristique, à la formation, à l’innovation, à l’employabilité, à la valorisation des territoires et à la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur et leur environnement socio-économique.
Une méthodologie centrée sur l’action
Tout au long de la semaine, les participants ont particulièrement apprécié la méthodologie proposée, fondée sur la mise en pratique, l’intelligence collective et une progression étape par étape.
L’objectif n’était pas seulement de présenter les programmes européens ou d’expliquer les règles d’un appel à projets, mais de permettre aux participants de se mettre immédiatement en situation de conception. Répartis en groupes de travail, ils ont commencé par identifier un besoin ou un défi concret, avant de définir les changements attendus, les publics concernés et la valeur ajoutée européenne de leur proposition.
Ils ont ensuite travaillé sur les principaux éléments constitutifs d’un projet : les objectifs, les résultats attendus, les activités à mettre en œuvre, les partenaires à mobiliser, la complémentarité du consortium, les indicateurs de suivi, les risques, les premières orientations budgétaires ainsi que les conditions de pérennisation.
Cette progression a permis de rendre le montage de projets plus accessible et de montrer qu’une proposition européenne solide se construit d’abord à partir d’un besoin clairement identifié, d’une logique d’intervention cohérente et d’un collectif de partenaires partageant une vision commune.
« Une semaine très utile, concrète et collective, qui a permis de passer de l’idée à une première architecture de projet. »
Le travail collectif au cœur de la démarche
La dimension collective a constitué l’un des principaux points forts de la semaine. Les participants ont pu confronter leurs idées, croiser leurs expertises et enrichir progressivement leurs propositions grâce aux contributions de profils issus de différents établissements, disciplines et territoires.
Ce travail en groupe a favorisé l’émergence de complémentarités nouvelles entre les établissements d’enseignement supérieur, les acteurs de la formation professionnelle, les partenaires socio-économiques et les structures impliquées dans le développement local et touristique.
La semaine a ainsi permis de dépasser une logique de projets conçus de manière isolée pour encourager la constitution d’équipes interinstitutionnelles capables de partager leurs ressources, leurs compétences et leurs réseaux. Cette dynamique est essentielle pour construire des consortiums crédibles et développer des propositions répondant à la fois aux priorités européennes, aux besoins nationaux et aux réalités des territoires.
La valeur ajoutée des experts
Les apports complémentaires des experts ont également constitué une réelle valeur ajoutée. Leurs interventions ont permis d’éclairer les exigences spécifiques des différents programmes européens, tout en accompagnant les groupes dans la traduction concrète de leurs idées.
Les séances méthodologiques ont été complétées par des temps d’échange, des ateliers pratiques et des retours personnalisés. Les experts ont ainsi pu aider les participants à clarifier leurs objectifs, à renforcer la cohérence entre les besoins identifiés et les activités proposées, à mieux intégrer les dimensions de qualité, d’impact et de pérennisation, mais également à anticiper les attentes des évaluateurs.
Cette alternance entre apports théoriques, production collective et accompagnement individualisé a permis aux groupes de progresser rapidement et de renforcer progressivement la pertinence et la faisabilité de leurs projets.
Dix projets autour du tourisme
Cette dynamique collective a abouti à un résultat particulièrement encourageant : dix projets ont émergé autour de la thématique du tourisme.
Ces projets abordent le tourisme sous différents angles, en lien notamment avec la formation, le développement des compétences, la professionnalisation, l’innovation pédagogique, la transition numérique, la valorisation du patrimoine, l’entrepreneuriat, le développement territorial et le renforcement des coopérations entre les établissements et les acteurs socio-économiques.
Les propositions s’inscrivent dans plusieurs cadres du programme Erasmus+ :
· les projets de renforcement des capacités dans l’enseignement supérieur, CBHE
· les projets de renforcement des capacités dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnels, CBVET
· les actions Jean Monnet, consacrées à l’enseignement, à la recherche et au débat autour des questions européennes.
Cette diversité montre la capacité des participants à identifier le programme le plus adapté à leurs objectifs et à envisager le tourisme non comme un secteur isolé, mais comme un levier de coopération, de formation, d’innovation et de développement durable.
Une dynamique au service de l’internationalisation
Au-delà de la production de dix premières architectures de projets, SPARK a contribué à renforcer une véritable culture de l’internationalisation au sein des établissements participants.
La semaine a permis de mieux faire comprendre que l’internationalisation ne se limite pas aux mobilités ou à la signature d’accords de coopération. Elle repose également sur la capacité des établissements à concevoir des projets communs, à intégrer des réseaux internationaux, à mobiliser leurs partenaires socio-économiques et à inscrire leurs actions dans une stratégie institutionnelle de long terme.
Les projets élaborés à Oran constituent ainsi autant d’opportunités de renforcer les compétences des équipes, de développer de nouveaux partenariats européens et méditerranéens et de positionner les établissements algériens comme des acteurs pleinement engagés dans les dynamiques de coopération internationale.
Faire vivre la dynamique au-delà de la semaine
La réussite de SPARK ne se mesure toutefois pas uniquement au nombre de projets conçus pendant la semaine. Elle dépendra aussi de la capacité à maintenir la mobilisation des groupes et à transformer les premières idées en propositions suffisamment solides pour être déposées dans le cadre de futurs appels.
La semaine a démontré l’intérêt d’une méthode qui ne se limite pas à transmettre des informations sur les programmes, mais accompagne les porteurs dans la construction progressive d’un projet, depuis l’identification du besoin jusqu’à la définition d’un plan de travail, d’un consortium et d’une stratégie d’impact.
Elle a également permis de faire émerger une communauté de porteurs de projets partageant des méthodes, des ambitions et des problématiques communes. Cette communauté constitue une ressource précieuse pour développer les échanges de pratiques, mutualiser les expériences et encourager de nouvelles coopérations entre établissements.
Les prochaines étapes
La prochaine étape consistera à accompagner la consolidation des dix projets. Chaque groupe devra approfondir sa problématique, préciser ses objectifs et ses résultats attendus, structurer son plan de travail et identifier les compétences nécessaires au sein du consortium.
Une attention particulière devra également être portée à la mobilisation de partenaires européens pertinents, à l’intégration effective des acteurs socio-économiques, à la construction du budget, à la définition des indicateurs de performance et à la formalisation des dispositifs de qualité, de suivi et de gestion des risques.
Les projets pourront être accompagnés selon leur niveau de maturité, grâce à des ateliers ciblés, des séances de relecture, des permanences méthodologiques et des mises en relation avec des partenaires potentiels. Il sera également important d’identifier les calendriers d’appels les plus adaptés et de construire, pour chaque projet, une feuille de route réaliste.
Les productions, méthodes et ressources élaborées pendant la semaine seront par ailleurs capitalisées dans la WebApp IPTICAR. Cet espace permettra de partager les outils, de suivre l’avancement des groupes, de valoriser les résultats et de favoriser la mutualisation des expériences au sein du réseau.
Une dynamique à pérenniser
La forte mobilisation des participants, leur appréciation de la méthodologie, la qualité du travail collectif et l’implication des experts confirment la pertinence du format SPARK.
Cette semaine constitue une étape importante dans le développement d’une communauté algérienne de porteurs de projets capable de concevoir des coopérations européennes ambitieuses, cohérentes et ancrées dans les besoins des territoires.
La dynamique engagée à Oran doit désormais être consolidée et pérennisée. Elle ouvre la voie à de nouvelles coopérations au service du tourisme, de la formation, de l’innovation, de l’employabilité et du développement territorial, tout en renforçant durablement les capacités d’internationalisation des établissements d’enseignement supérieur algériens.

