RNAQ-ESRS 2023 : un cadre national pour renforcer la qualité de l’enseignement supérieur
Le Référentiel national d’assurance qualité des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique (RNAQ-ESRS) accompagne les établissements algériens dans leur autoévaluation, leur pilotage et leur démarche d’amélioration continue.
Un référentiel national actualisé
Adopté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le RNAQ-ESRS a servi de base à la campagne nationale d’autoévaluation de 2017 et aux premières évaluations externes menées en 2018.
Sa version 2023 intègre les enseignements de ces expériences, les évolutions réglementaires et les nouvelles priorités de l’enseignement supérieur. Elle tient également compte des références africaines pour l’assurance qualité — ASG-QA — ainsi que des enjeux liés à l’innovation, à l’entrepreneuriat, à l’internationalisation et au développement durable.
Le référentiel s’adresse aux universités, centres universitaires, écoles supérieures, écoles normales supérieures et centres de recherche. Chaque établissement peut l’adapter à ses missions et à son contexte.
Un outil de pilotage et d’amélioration continue
Le RNAQ-ESRS ne constitue pas seulement une grille de contrôle. Il permet aux établissements de :
formaliser leurs politiques et leurs objectifs ;
organiser et suivre leurs activités ;
identifier leurs points forts et leurs axes d’amélioration ;
documenter leurs résultats ;
préparer une autoévaluation ou une évaluation externe ;
construire un plan d’amélioration assorti d’indicateurs.
Il repose sur une organisation progressive :
Domaine → Champ → Référence → Critère → Preuve
Les preuves peuvent prendre la forme de décisions, procédures, plans d’action, tableaux de bord, conventions, statistiques, rapports, enquêtes de satisfaction ou bilans d’activité.
Le RNAQ-ESRS 2023 en chiffres
8 domaines – 31 champs – 102 références – 307 critères – 1 035 preuves possibles
Huit domaines complémentaires
Le référentiel couvre les principales missions des établissements :
Formation : offre de formation, accompagnement des étudiants, évaluation des enseignements et insertion professionnelle.
Recherche et innovation : organisation de la recherche, partenariats, valorisation et innovation.
Gouvernance : politiques institutionnelles, organisation, pilotage, systèmes d’information et démarche qualité.
Vie dans les établissements : accueil, qualité de vie et activités culturelles et sportives.
Infrastructures : équipements, entretien, hygiène, sécurité et environnement.
Relations avec l’environnement socioéconomique : coopération avec les entreprises, formation continue, entrepreneuriat et recherche appliquée.
Coopération internationale : partenariats, mobilités, visibilité, veille et participation aux réseaux.
Responsabilité sociétale et développement durable : éthique, inclusion, égalité des chances, engagement sociétal et Objectifs de développement durable.
Une place renforcée pour l’internationalisation
La version 2023 considère l’internationalisation comme une véritable politique institutionnelle. Elle ne se limite plus à la signature de conventions ou à des mobilités ponctuelles.
Les établissements sont encouragés à définir une stratégie d’ouverture internationale, développer des partenariats actifs, suivre les mobilités, améliorer l’accueil des étudiants et chercheurs internationaux, renforcer leur communication multilingue et participer à des réseaux et consortiums.
Cette approche permet de passer d’initiatives isolées à une coopération internationale structurée, pilotée par des objectifs, des données et des indicateurs.
Le lien avec la dynamique IPTICAR
Les outils développés dans le cadre d’IPTICAR peuvent faciliter la mise en œuvre opérationnelle du RNAQ-ESRS, notamment dans les domaines de la gouvernance, de l’internationalisation et des relations avec l’environnement socioéconomique.
La Cellule nationale, les cellules locales, le Réseau PCN DZ et la WebApp IPTICAR contribuent notamment à :
structurer la veille sur les programmes internationaux ;
informer et orienter les porteurs de projets ;
suivre les projets en préparation, déposés ou financés ;
centraliser les données relatives aux partenariats et aux mobilités ;
produire des indicateurs et des tableaux de bord ;
capitaliser les expériences et diffuser les bonnes pratiques.
Le RNAQ-ESRS fournit ainsi le cadre national de référence, tandis que la dynamique IPTICAR contribue à sa traduction concrète dans le domaine de l’internationalisation.
De l’autoévaluation à l’action
L’utilisation du référentiel peut s’organiser en cinq étapes : sélectionner les références pertinentes, réaliser un état des lieux partagé, réunir les preuves, identifier les écarts et construire un plan d’amélioration précisant les responsabilités, les échéances et les indicateurs de suivi.
L’objectif final est de développer une culture partagée de la qualité, de la responsabilité et de l’amélioration continue au sein des établissements algériens.
